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Les trains

Tolstoï, Balzac, Agatha Christie, Zola, Monet, Turner, Van Gogh, René Clément, Brian de Palma, Ahmed Chawqi… Le train a inspiré les écrivains, les peintres, les cinéastes, les poètes, qui l’ont dépeint selon les époques comme un « monstre d’acier » ou une « machine docile ou rétive ». Crainte, enthousiasme, exaltation, nostalgie… Le train occupe une place mythique dans l’imaginaire, suscitant rien qu’à son évocation des envies d’aventure, des souvenirs d’enfance.

Jean Gabin dans La Bête humaine, Lauren Baccall dans Le Crime de l’Orient-Express, Cary Grant dans La Mort aux trousses, Youssef Chahine dans Bab el Hadid … Le cinéma s’est entiché du train, de ses mystères, de son esthétique à la Jules Verne ; il a magnifié le voyage en train, comme lieu de rencontres et cadre propice au suspense et au luxe. Les Frères Lumière ont été les premiers à le porter à l’écran en 1885, avec L’Arrivée d’un train en gare de la Ciotat. Quel choc lorsque la locomotive semble foncer sur les spectateurs ! Symbole de la révolution industrielle et du progrès technique, le train est aussi lié à la conquête de l’Ouest américain ; là où il passait, les villes s’inventaient. Train des nobles et des tsars russes au début du XXe siècle, il s’est depuis démocratisé. Dans le monde entier, ce mode de transport a apporté culture, civilisation, technique et échanges. L’Angleterre reste le berceau du train. Qui peut l’oublier ? Au Maroc comme en France, tous les trains roulent à gauche !

La modernisation du parc ferroviaire fait partie des grands programmes de l’ONCF. Face à l’augmentation du trafic et à l’âge de son parc roulant, l’entreprise acquiert progressivement de nouveaux matériels qui répondent à des standards de haut niveau en matière de technologie, de confort à bord et de services. Les rames automotrices sont l’avenir des trains au Maroc. Les 24 rames duplex, qui circulent aujourd’hui entre Casablanca et Rabat, ont augmenté de façon significative le nombre de places assises. Dotées d’équipements modernes et d’une technologie de pointe, elles ont leur propre atelier de maintenance. L’ONCF a également acquis des locomotives électriques de dernière génération et des voitures, des wagons pour le transport de marchandises diverses. Le chantier de la Ligne à Grande Vitesse a exigé, pour sa part, l’acquisition de wagons à ballast et de locomotives.

 

Investir pour rajeunir, telle est la devise de l’ONCF depuis une quinzaine d’années. Voitures à voyageurs, wagons de fret, locomotives de traction… Il s’agit d’une rénovation en profondeur des trains : démontage complet des anciennes voitures, remise à niveau des équipements de confort – sièges, climatisation, sonorisation, éclairage... –, modernisation du design des voitures et de l’équipement. Les locomotives électriques ont vu leur durée de vie augmentée grâce à une réhabilitation complète. Quant au matériel fret, plusieurs wagons ont été modifiés et adaptés pour augmenter leur capacité de transport.

 

« La voie est libre », « La voie est libre ». Les yeux rivés sur la voie, le conducteur et le chef de train échangent cette phrase à intervalle régulier. La main sur le klaxon ou le régulateur de vitesse, un œil sur la fiche horaires et les arrêts, le conducteur pilote son train avec maîtrise, rigueur et vigilance. La compétence et l’expérience font le reste. Le métier est technique, mais aussi de plus en plus informatisé et automatisé. Conduire un train ne nécessite plus de force physique ! L’informatisation réduit les gestes. Le pilote automatique règle la vitesse et peut arrêter le train en cas de défaillance du conducteur. Mais l’augmentation des cadences des trains accroît la responsabilité des conducteurs et des conductrices. À eux de signaler un défaut de la machine, un problème mécanique ou un bruit suspect. Le chef de train est, quant à lui, chargé de la sécurité, du frein d’urgence et de la tenue d’un journal précisant les heures de passage du train. Le contrôleur accueille et renseigne les voyageurs, tout en veillant à la qualité du service à bord.

 

L’Oriental Désert Express transporte ses passagers pour un voyage d’exception dans les immensités désolées de l’Oriental. Ce train du désert, qui ne circule pas à plus de 55 kilomètres à l’heure, parcourt quelque 300 kilomètres entre Oujda et Bouarfa. La ligne, construite par la société française Mer-Niger au tout début du XXe siècle, avait pour ambition de relier la méditerranée au Niger ! Le projet ayant été abandonné, elle est dédiée aujourd’hui au fret, et plus particulièrement au convoyage de la barytine de Bouarfa à Nador, où le précieux chargement est exporté vers l’étranger. Des voyages touristiques sont également organisés sur cette ligne – appréciée des cinéastes – où des arrêts sont prévus pour une immersion régionale : rencontres avec des éleveurs nomades de moutons Beni Guil sur les terres de Tendrara, visite de l’église de Beni Mathar, traversée de l’unique tunnel de Tiouli creusé en 1931...

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